Il faut croire que ce blog est très lu puisque le 23 janvier dernier un article "Mauvaises directions dans le 4e" signalait sur un ton ironique le fait que les panneaux situés rue du Renard au sud du centre Pompidou indiquaient tout sauf la bonne direction - et cela depuis des mois et des mois- . Comme par miracle, les panneaux ont été remis dans le bon sens comme un commentaire l'a signalé sur ce blog dès le 28 janvier (comparez la photo ci-dessus prise le 29 janvier avec celle ci-contre qui illustrait l'article précédent).
Cependant dans cet excès de zèle si soudain, la municipalité devrait s'arranger pour vérifier l'ensemble des panneaux du 4e (et il y a du travail tant c'est l'anarchie). A titre d'exemple, à peine 100m plus loin, rue Saint-Martin, il y a un panneau qui indique que pour aller vers la rue du Renard, il faut tourner à droite, alors que la rue du Renard est tout droit : on l'aperçoit face à soi sur la photo ci-dessous. Ce n'est malheureusement qu'un exemple parmi tant d'autres. Je ne peux pas faire un article sur chacun des panneaux qui indique une mauvaise direction tant il y en a dans l'arrondissement... autrement nous n'aurions plus d'espace sur ce blog pour y faire aussi de la "poésie" !. (A ce sujet à nouveau merci à tous ceux qui nous font de la publicité sur leur blog).
Entre la rue Charlemagne, la rue Saint-Paul, la rue de l’Ave Maria et la rue des Jardins-Saint-Paul se déploie un espace tout à fait atypique et charmant. Vous ne pourrez le manquer, car de nombreux fanions colorés en indiquent la présence : il s’agit bien entendu du Village Saint-Paul (La signalétique sur la rue Saint Antoine est même un peu exagérée comme Emmanuel l'a signalé par un article). Qu’il est agréable de pouvoir franchir en toute liberté ces porches aux formes variées, allant de la grande porte cochère au petit couloir piéton, en passant par le passage voûté ! Vous pourrez contempler à loisir une succession de cours communicantes, ayant chacune son caractère propre. Un véritable buffet d’architecture se déploie à vos yeux, embrassant toute l’époque moderne, et particulièrement les XVII° et XVIII° siècles. Mais comment ce lieu s’est-il constitué ? Lors de la mise en place du Plan de Sauvegarde du Marais, les immeubles des rues citées étaient dans un état déplorable. Chacun possédait une ou deux cours, bordées de bâtiments noirs de crasse, parfois à moitié effondrés. Décision fut donc prise de conserver les façades sur rue, mais d’abattre les ailes sur cour en trop mauvais état pour être restaurées. C’est la mise en communication de toutes ces cours intérieures qui a permis d’aboutir au Village Saint-Paul que nous connaissons aujourd’hui. Vous pouvez, lors de flâneries paisibles, en goûter l’atmosphère tranquille et chaleureuse.Il est cependant fâcheux de constater que l’économie globale du Village s’est considérablement dégradée ces dernières années. En effet, la municipalité sortante a imposé l'installation de designers à la défaveur de l'histoire du quartier et surtout en dépit du bon sens... puisque ce choix dogmatique et contestable a été fatal. Là où se déployaient des commerces variés, notamment des antiquaires et des brocanteurs depuis longtemps habitués des lieux, nous voyons désormais de plus en plus de devantures fermées ou des baux à céder. De toute évidence, c’est son âme que le Village Saint-Paul perd petit à petit. Il est urgent de réagir et de redonner du souffle à cet espace si accueillant et aux commerçants établis qui se battent pour sauvegarder leur activité en favorisant l'installation d'artisans d'art : ébéniste, tapissier, graveur... comme le propose Vincent ROGER dans son programme municipal.
Ceux qui me connaissent savent que je fréquente très régulièrement les piscines puisque je nage quasiment tous les jours. Pour cette raison, je souhaite vivement que les piscines municipales soient ouvertes plus longtemps et qu'il y en ait davantage. J'ai déjà consacré un article à cette question à propos de la piscine Saint-Merri en novembre 2007 sur ce blog. Je rappelle que la carte d'abonnement trimestrielle de la ville de Paris coûte 32,5 € mais qu'elle ne permet pas de rentrer dans les piscines concédées qui, dans le centre, sont les seules à avoir des horaires d'ouverture satisfaisant en semaine. Dans le centre, ce sont la piscine Suzanne Berlioux des Halles dans le 1er arrondissement (elle ferme du lundi au vendredi à 22h ou 23h mais l'entrée coûte 4€ et il faut débourser 37€ pour une carte qui ne permet que 10 entrées) et la piscine "Pontoise-Quartier Latin" dans le 5e arrondissement.
A ma plus grande joie, vendredi 18 janvier, j'ai cependant découvert à la caisse de la piscine Saint-Merri la brochure photographiée ci-dessus : "Nager à Paris : 37 piscines muncipales vous accueillent". Je me suis dit que ce n'était peut-être pas un hasard qu'un tel document d'information soit édité moins de 2 mois avant les élections (cette brochure n'était pas présente la veille)...
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Le terre-plein Saint-Paul a été aménagé il y a à peine plus d'un an. Cependant, un fait saute aux yeux au premier coup d'oeil : il y a une poubelle presque tous les 2 mètres comme on le voit sur la photo ci-dessus prise en ce mois de janvier 2008. La question qu'on peut légitimement se poser est de savoir pourquoi on n'en a pas profité pour trier les déchets. N'aurait-on pas pu installer au moins une poubelle sur deux pour récupérer les papiers et les emballages ?
En effet, cela fait des années que, dans beaucoup d'immeubles de l'arrondissement (malheureusement pas tous), les citoyens du 4e arrondissement pratiquent le tri sélectif des déchets avec les poubelles à couvercle jaune. Il était étonnant qu'on ne nous incite pas à le faire en tant que piétons... Le tri des déchets sur la voie publique devrait conduire toute la population à faire de certains gestes de vrais réflexes.
C'est donc avec un immense plaisir que j'ai vu pour la première fois, fin décembre 2007, à côté de l'Hotel de Sens, une double poubelle publique qui permettait de faire ce tri (voir la photo ci-contre).
La mesure est évidemment très bonne : on peut s'étonner que cette nouveauté n'apparaisse que quelques mois avant les prochaines élections municipales alors qu'une telle mesure aurait vraiment pu être prise depuis beaucoup plus longtemps. Et surtout, il faudrait qu'au plus vite elle soit généralisée dans tous les lieux où cela est possible.
C’était, comme on dit, un jour de pluie, et je me promenais dans notre cher arrondissement, revenant d’un petit restaurant «dont j’oublie ou j’ignore le nom» (André Breton, je pense, me pardonnera cette omission). Arrivant devant les gorgones qui ornent les portes de l’hôtel Amelot de Bisseuil (rue Vieille-du-Temple), je me rends compte que je suis à quelques mètres de la rue des Rosiers. J’ai toujours ressenti un agréable plaisir à parcourir cette voie pleine d’animation, où s’entremêlent les fils plus ou moins décousus des conversations. Je m’y engouffre donc avec résolution. Or, me voici tout à coup parti à la renverse, tel Fred Astairs au meilleur de sa forme. Je parviens à empoigner in extremis un poteau providentiel, qui m’évite de finir par terre. Riant extérieurement et pestant intérieurement, je fais mine de réajuster mon manteau, et me demande quelle peut bien être la cause de cette pirouette impromptue. Inspectant mes semelles, je constate que leur empreinte irrégulière leur évite de déraper. J’acquitte donc mes chaussures, et cherche un nouveau coupable… Se pourrait-il qu’il s’agisse du pavage utilisé lors de la rénovation de la rue des Rosiers, et qui lui donne une allure de voie piétonne, «folklore assuré» ? Je n’ose y croire. Je fais donc quelques pas avec circonspection, conscient que la moitié des passants m’observe du coin de l’œil. Deux loopings et un salto arrière plus tard, je me retrouve le nez dans le ruisseau. Il faut alors me rendre à l’évidence. Les uniques responsables de ce numéro improvisé ne sont autres que ces petites dalles luisantes de pluie, soigneusement équarries et alignées. C’est assuré : en fait de patinoire, le nouveau pavage de la rue des Rosiers peut difficilement être égalé !
Je trouve plutôt étrange que cette réalisation, apparemment coûteuse vu la qualité de la pierre employée, ait été effectuée avant d’autres priorités plutôt pressantes pour notre arrondissement. Pour se borner à ce qui est visible de tous, avez-vous remarqué que certaines pierres de corniche, sur le (noir noir noir !) massif-antérieur de l’église Saint-Paul-Saint-Louis, ont été remplacées par des blocs de béton ? C’est que cette façade, l’une des plus belles de l’architecture religieuse du Grand Siècle, est tout simplement en train de s’écrouler, faute d’une restauration non seulement souhaitable, mais surtout urgente. Qui l’eût cru ? Les voies du Quatrième, ces derniers temps, sont pour le moins impénétrables !
Los turistas y los Parisinos no deben ser tomados por bobos... En el momento en el que la ciudad de París pone en sitio una nueva règlementation para luchar contra la polución visual que representan los afiches publicitarios, la gran pregunta es si no deberíamos primero mirar un poco alrededor para encontrar y suprimir paneles informativos inútiles.
Vincent Roger propone hacer une auditoría de la señalización de los monumentos y estudiar la instalación de puntos de información permanentes en 3 lugares : Notre Dame, place des Vosges y la Plaza de Beaubourg.
Traducción : Alvaro.
==> Versión francesa.
Un article pour signaler qu'en ce moment à la piscine Saint-Merri (voir un article paru en novembre 2007), c'est l'horreur. En effet, la piscine des Halles qui devait n'être fermée que pendant les vacances de Noël n'a pas rouvert en raison d'un problème technique (le carrelage du fond du bassin s'est décollé). De ce fait, en semaine, sur le créneau de 11h45 à 13h (le mardi et le vendredi cest le seul horaire d'ouverture de ce jour en plus du matin de 7h à 8h), une partie des habitués de la piscine des Halles (qui, rappelons-le, ouvre de 11h30 à 23h) vient nager à Saint-Merri. L'avant-dernier week-end, c'était pire : non seulement la piscine des Halles mais aussi Roger Le Gall (dans le 12e arrondissement) et la Cour des Lions (dans le 11e pas loin du 3e arrondissement) étaient fermées. De ce fait, il y a la plupart du temps un monde fou en ce mois de janvier, ce qui rend la pratique sportive très compliquée. Il faut vraiment, surtout dans ce genre de situation que les horaires de notre piscine soient revus !!
La Ville de Paris a sorti une brochure vantant le fait que Paris possède 37 "piscines municipales". Nous lui consacrerons très bientôt un article car, avec une telle information, on croit peut-être nous cacher les insuffisances criantes en matière d'équipement municipal dans ce domaine.
Vincent Roger a déjà consacré un article intitulé "Plongeons" intitulé "à cette question sur son blog de campagne.
P.S. : Pour arranger les choses, le jeudi 24 janvier, la piscine était en grève... Enfin, avant-hier matin, samedi 26 janvier, encore un simple panneau annonçait au dernier moment qu'en raison de l'absence d'un maître nageur, le cours d'Aquagym de 9h était supprimé au dernier moment !
Une publicité diffusée dans les salles de cinéma en faveur d'un quotidien local laissait entendre de manière humoristique que "Le Parisien" il valait mieux l'avoir en journal qu'en chair et en os... On peut en tout cas le dire à propos des panneaux indicateurs auxquels en tant que riverains nous ne faisons plus trop attention puisque nous sommes des experts avisés de nos quartiers. Cependant, les personnes qui se risqueraient dans le 4e arrondissement en se fiant aux panneaux doivent se méfier. Un des plus beaux exemples est celui de ceux qui -depuis des mois- sont ainsi disposés au sud du centre Pompidou le long de la rue du Renard. Si vous observez ce panneau :
- pour aller au théâtre du Renard, vous pensez qu'il faut aller sur votre droite... Erreur il est derrière vous à gauche.
- pour aller rue de Quincampoix, il semble qu'il faille aller derrière soi à gauche. Erreur à nouveau, pour aller vers la rue de Quincampoix, il faut au contraire continuer à avancer puisqu'elle est située encore deux rues plus loin face à vous.
- pour aller au quartier de l'Horloge vous estimez aussi devoir aller à gauche derrière vous. Erreur encore : le quartier de l'Horloge est sur votre droite au nord du centre Pompidou...
- même chose pour le centre Wallonie-Bruxelles : il n'est pas derrière vous à droite mais à l'exact opposé : il est situé rue Saint-Martin sur le parvis du centre Pompidou.
En espérant bien sûr que cet article permettra une amélioration de cette situation qui est absurde.
P.S. : J'ai déjà signalé la disposition très insolite de certains panneaux de notre arrondissement dans un article précédent...